Fast Food & dépression

Mardi, 28 octobre 2014 @ 11:10
Auteur: JFBoucher

Fast Food & dépression

Le burger entre consommation et consolation… Est-ce vraiment une bonne idée ?

Le burger est déclaré ennemi public numéro 1 d’une alimentation saine et équilibrée, pourtant, 46% des français fréquentent les fast-foods*(1)….. A peu de choses près, le nouveau sandwich que vous voyez placardé en 4×3 partout sur les murs de la ville, prônant un rendez-vous savoureux sur le pouce, à la sauce conviviale et entre deux tranches de rires, porte –à juste titre- l’étiquette de la malbouffe. Mauvaise alimentation, accumulation de graisses saturées mauvaises pour la ligne et pour votre cholestérol… Oui, mais ce n’est pas tout ! Savez-vous que votre alimentation a aussi une influence importante sur l’état dépressif ?…. Vous êtes friands de pâtisseries industrielles, hamburgers ou donuts, adeptes des modes de restauration rapide en générale et de graisses en particulier ? Il va falloir songer à reconsidérer vos habitudes de consolation !

Stress, deuil, rupture, solitude… Autant de raisons qui vous incitent à manger plus qu’il ne faut, afin de produire les endorphines qui soulagent votre état de tristesse et votre malêtre. Votre cerveau vous pousse naturellement vers les « aliments-plaisir » comme les gras et les sucres, qui vous procurent autant d’émotions gustatives, que de sentiments réconfortants en les mangeant ! Pourquoi ? Tout simplement parce qu’ils libèrent les messagers principaux du bien être, appelés dopamine et sérotonine. La dopamine vous prodigue cette sensation agréable de plaisir pendant que la sérotonine, hormone du bonheur, va stimuler votre bonne humeur. Ces neurotransmetteurs alimentent votre circuit de la récompense, système qui, au niveau du cerveau, vous procure la sensation ultime de bien-être et vous redonne le sourire… A chaque bouchée. Très souvent, vous vous ruez plus volontiers sur les hot dog, beignets, viennoiseries, sur votre trio préféré à base de burger, frites, soda… Bref, vers des aliments riches en graisses saturées et huiles hydrogénées…. Donnant à vos mets une texture fondante, enrobée d’additifs industriels totalement addictifs pour votre plus grand plaisir… Mais avant tout pour leur donner un goût de revenez-y !

… Un cercle vicieux qui fait que plus vous êtes déprimés, plus ces aliments vous attirent… Mais plus vous consommez ce type de nourriture, plus vous rendez le terrain favorable à la dépression !

Pourquoi ? Simple, pratique, efficace, à satisfaction immédiate, sensation de satiété… Tous les ingrédients sont réunis pour créer une dépendance, mais surtout faire céder les tempéraments les plus sensibles et émotionnellement fragilisés. Riches en sucres, graisses synthétiques et graisses saturées, vos aliments de consolation favoris révèlent une faible valeur nutritive, mais surtout une concentration importante en oméga-6*(2). Ce que font les omégas 6 ? Ils augmentent le nombre de cytokines, molécules indispensables à la communication des cellules, provoquant ainsi un effet inflammatoire et un déséquilibre chimique au niveau du cerveau, causes de la dépression(3).

C’est précisément ces gras trans et saturés qui empêchent les transmissions nerveuses, notamment en cas d’état dépressif. Les recherches scientifi ques ont pu mettre en avant le lien entre fastfood et dépression. Après une étude sur une période de deux ans, les risques de dépression se révélaient augmentés de 51% chez les amateurs du « burger-frites », que chez les gens qui fréquentaient moins ces établissements de restauration rapide*4). Ces résultats ont été appuyés par d’autres chercheurs ayant mené de nouvelles recherches* (5) et dont les conclusions ont corroboré les éléments de réponse obtenus initialement. En consommant les produits alimentaires de fast-food et autres « junk-foods », les mauvaises graisses industrielles préparent le terrain à la dépression ou l’entretiennent quand celle-ci est déjà installée.

Les solutions existantes actuellement pour vous soulager ?

Les médicaments antidépresseurs, dits « Inhibiteurs sélectifs de la Recapture de la Sérotonine » (ISRS), permettent d’atténuer votre mal-être en augmentant votre taux de sérotonine*. De façon générale, ces ISRS remettent bonne humeur et joie de vivre dans votre quotidien, puis favorisent votre sommeil.

Les ingrédients naturels qui peuvent vous faire du bien en cas de dépression ? Les omégas 3 !

acides gras essentiels polyinsaturés permettent de contrebalancer efficacement les effets des omégas-6. Les omégas 3 préservent les cellules nerveuses de l’inflammation en cause dans les mécanismes de l’état dépressif et améliorent l’humeur. Egalement, ils favorisent la plasticité neuronale : c’est-à-dire qu’ils vont permettent aux neurones de se connecter de nouvelles façons, formant de nouveaux réseaux… Ce que le phénomène de dépression empêche. Où trouver des oméga-3 ? A toutes les sauces dans vos assaisonnements ! Huile de noix, huile de colza, graines de lin, mais aussi dans les poissons comme le saumon ou la morue… Et si votre consommation d’aliments riches en acides gras essentiels paraît insuffisante, n’hésitez pas à recourir aux compléments alimentaires ! Une supplémentation en Oméga 3 couvrira les besoin nécessaires à votre bonne santé… Et à votre bonne humeur!

Référence : (1)Résultats de l’étude MGEN « Habitudes de vie et surpoids ». L’Obésité : une épidémie ? Communiqué de presse, 5 mars 2014
(2)Colin A, Reggers J, Castronovo V, Ansseau M. Lipids, depression and suicide. Encephale. 2003 Jan-Feb; 29(1):49-58. 2013 Jun;12(4):460-5. doi:10.1017/S1368980011001856 Miguel Angel Martínez-González. PloS One Published: January
26, 2011 DOI: 10.1371/journal.pone.0016268
(3) Kang JX, Gleason ED.Omega-3 Fatty acids and hippocampal neurogenesis in depression. CNS Neurol Disord Drug Targets.
(4) Almudena Sánchez-Villegas, Estefanía Toledo, Jokin de Irala, Miguel Ruiz-Canela, Jorge Pla-Vidal and Miguel A Martínez-González. “Fast-food and commercial baked goods consumption and the risk of depression”. Public Health
Nutrition: page 1 of 9
(5)Almudena Sánchez-Villegas mail, Lisa Verberne,Jokin De Irala, Miguel Ruíz-Canela, Estefanía Toledo, Lluis Serra-Majem,http://www.plosone.org/article/info:doi/10.1371/journal.pone.0016268
http://medicalxpress.com/news/2012-03-link-fast-food-depression.html
http://blog.kitchendiet.fr/2012/04/le-fast-food-accroit-de-51-le-risque-de-depression/

 

 

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